Les trottinettes électriques à Marseille

Trottinette électrique Lime

Ça fait bientôt deux mois que les premières trottinettes électriques sont arrivées à Marseille. Lime s’est en effet installée le 19 janvier et un nouvel opérateur (Flash) arrive bientôt. Au total 7 opérateurs ont fait une demande à la municipalité.

Une mise en place difficile dans plusieurs villes

Dans plusieurs villes, les débuts des services de trottinettes électriques en free-floating ont été chaotiques. Le vide juridique dans le secteur ne facilite pas les choses. Certaines municipalités ont décidé d’interdire tout déploiement, d’autres laissent faire mais font payer une redevance aux prestataires…

À Bordeaux, en octobre, Lime a du suspendre son service déployé fin septembre. De même qu’à Toulouse où la municipalité menaçait de verbaliser l’entreprise qui s’était installée sans prévenir. La société américaine n’a toujours pas repris ses activités, vite remplacée par son concurrent allemand Wind qui a choisi de privilégier le dialogue avec les autorités.

Toulouse impose la signature d’une charte et ce modèle a été repris depuis par Bordeaux et d’autres villes. Il en est de même pour les autres services de mobilité en free-floating (vélos, scooters, voitures…). De son coté Strasbourg à mis en place une redevance pour les opérateurs.

La plupart des villes sont aujourd’hui le théâtre d’une bataille entre opérateurs : Paris en compte une dizaine et Lyon 7. À Marseille, Lime est le premier arrivé mais Flash arrive.

Le problème vient souvent de la façon dont les utilisateurs laissent leurs trottinette en plan n’importe où : au milieu des trottoirs, des pistes cyclables…

Le flou juridique autour de la trottinette devrait être comblé par la prochaine loi d’orientation des mobilités (Lom) qui devrait être adoptée dans les prochains jours. Elle prévoir entre autre une autorisation préalable des municipalités. Les villes pourront ainsi sélectionner les opérateurs et réglementer un minimum leur activité.

La trottinette électrique est-elle dangereuse ?

Comme leur utilisation, les accidents de trottinette électrique augmentent fortement ces derniers mois. Les vitesses atteintes mais aussi le manque de contrôle par les utilisateurs entraînent chutes et collisions. Les blessés sont souvent les utilisateurs eux-même, avec des blessures parfois graves (fractures du crâne). Le port du casque est fortement recommandé (même si non obligatoire) mais les utilisateurs, souvent occasionnels, ne disposent généralement pas de matériel de protection…

La circulation sur les trottoirs entraîne aussi des risques pour les piétons. Les utilisateurs de trottinettes font parfois du slalom entre les promeneurs. Ceux ci ne les entendent pas arriver et il suffit d’un écart pour provoquer une collision.

L’utilisation sur trottoir sera sans doute bientôt interdite, la mairie de Paris vient d’annoncer que les verbalisations vont pleuvoir sur les utilisateurs (135 € quand même !). La réglementation est actuellement stupide puisque en théorie l’utilisation de trottinettes électriques est interdite à la fois sur la voie publique et les trottoirs !

L’utilisation sur la route pose d’ailleurs des problèmes de visibilité par les automobilistes et conducteurs de poids-lourd. D’autant qu’encore une fois, les adeptes du free-floating sont souvent des utilisateurs occasionnels et ne portent pas une tenue appropriée. Sans compter que le port du gilet jaunes est assez connoté ces temps ci…

Mon expérience de la trottinette électrique

Elle a été assez brève : étant en retard à un rendez-vous professionnel je me suis dit que je pouvais essayer. J’avais téléchargé l’application peu de temps avant. Son utilisation est vraiment simple : on repère les trottinette disponibles dans les environs, il suffit ensuite de scanner le code présent sur le guidon pour débloquer l’engin. La manipulation est très simple et l’application intuitive. La prise en main est facile, je craignais que compte tenu de ma taille ce ne soit pas trop confortable, mais le guidon est assez haut, même pour moi.

Malheureusement j’ai découvert que le service était peu utilisable en fin de journée. La trottinette que j’ai emprunté semblait avoir sa batterie quasiment vide. (J’ai vu ensuite que le niveau apparaissait sur l’application). Compte tenu de mon poids largement supérieur à celui retenu pour les mesures d’autonomie et de vitesse je ne m’attendais pas à un miracle. Mais là c’était pire : un escargot serait allé plus vite !

On m’a expliqué après que le soir effectivement la plupart sont déchargées… Résultat : pour 1.30 € j’ai testé deux minutes, et environ une dizaine de mètres. Lime pourrait désactiver complétement les machines déchargées ou quasiment, cela éviterait ainsi de payer inutilement. À moins que finalement ça les arrange…

En plus j’avais pu me rendre compte quelques jours avant, que la trottinette électrique freine assez mal. J’avais repéré un utilisateur qui tentait de rouler à ma vitesse, sans trop y parvenir. Mais quand j’ai voulu m’arrêter (en freinant sec j’avoue), j’ai  réalisé qu’il était toujours juste derrière moi. Il s’est empêtré dans ma roue AR et a bien failli se ramasser ! 🙂

Bref, je conserve mon vélo. D’autant que le service revient finalement assez cher. Si je me mets un jour à la trottinette électrique je pense que je préférerai en acheter une qui sera plus performante.

 

 

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